Très loin des lambris fédéraux, à l’opposé de la prétention vénale des rallyes du championnat et de ses officiels consanguins, le rallye du Cantal est l’archétype du rallye sans prétention,
organisé par des bénévoles passionnés pour les concurrents. De la mise en ligne du règlement sur le site internet à la remise des prix, l’organisation est tournée vers la course et les pilotes.
Un vrai bol d’air pour terminer cette saison perturbée !
Les spéciales sont à l’avenant : Techniques, trapues et sans banderoles disgracieuses. Pas de commissaires frustrés cachés dans les bosquets, ni d’officiels cachés derrière leur licence, le décor, ou plutôt l’absence de décor est en place et la course peut commencer.
Notre course ne fut pas à la hauteur de l’écrin, les spéciales bien que comportant plusieurs relances désavantageuses auraient du nous permettre d’accrocher une place dans le top 20 mais un choix de pneus prétentieux (des A31 !) et malheureux (il a plus 10 min avant) a plombé notre 2° tour… Une énorme « figure » sans autre conséquence qu’un fou rire de Bruno au départ de l’ES 3 ayant complété le tableau, il ne nous restait plus qu’à faire ce pour quoi nous étions venus, attaquer sans jamais sacrifier le spectacle. Ce fut chose faite, notamment dans l’ES5, glissante à souhait, ou je me suis régalé comme rarement. La 106 n’est pas facile à bouger proprement, elle glisse « mal » : Elle est facile à brusquer mais le dérapage est plus difficile à maintenir, elle à tendance à raccrocher trop tôt. Cédric Robert me l’a confirmé, plus une voiture est large et posée sur ses roues, plus il est facile de la faire glisser longtemps. Avec cette 106, c’est un peu le contraire ! Après avoir loupé quelques trucs, j’ai fini par réussir des passages sympas sans perdre de temps.
Ce rallye a été l’occasion de voir ou de revoir des connaissances sympathiques comme Jean Claude Kachel, avec qui j’avais croisé le fer à la finale de sens en 1996 et qui est toujours resté fidèle à la classe N1 ou Philippe Charlaix, auteur de temps et de passages époustouflants sur sa 205 GTI. Il a un site internet, www.philippecharlaix.com, qui mérite le détour.
Place à un hiver studieux et rendez-vous je l’espère au rallye des thermes fin février pour étrenner la Clio R3.
Une petite vidéo envoyé par Laurent Surville (Le Golio), filmé à l'épingle de prunet dans l'ES5
Petite pause dans le montage de la R3, nous serons ce week end au rallye du Cantal. Comme aime à le dire Germain Bonnefis, il n'y a pas d'entraînement possible en
rallye, et le seul moyen de progresser est justement de faire des rallyes! En ce qui nous concerne, on ne cherchera pas à forcément à progresser, mais simplement à garder la main, surtout Bruno
absent du baquet depuis le rallye du Rouergue ;-) Ce sera l'occasion pour lui de mesurer l'écart qui sépare la 106 F212 d'une clio R3...
J'avais sévit par le passé avec la 106 comme en témoigne cette photo d'archive prise à Montsalvy il y a quelques années. De gauche à droite il y a Sébastien Grimal, mon copi de l'époque et actuel
copi de Guillaume Canivenq, Etienne Pradel dont la calvitie débutait, moi même avec un anorak peugeot sport d'époque et une jeune tétine en formation: Olivier Fournier !

Par le passé, un de mes ancêtre, Monsieur de son état, avait lui aussi sévi dans la châtaigneraie lors de la révolution: Quand la Convention décréta la vente, comme biens nationaux, des
biens appartenant aux nobles émigrés, Jean-Louis-Benjamin de Pélamourgue était seigneur de Cassaniouze, un village proche de Montsalvy. Il rentra alors dans le pays et refusa
d'accepter la situation qui lui était faite, s'estimant injustement dépossédé de ses biens et voulut rentrer en leur possession. Mon ancêtre déclara une guerre à mort à Revel, le nouveau
propriétaire, volant ses bestiaux, ravageant ses récoltes, tirant des coups de feu sur sa maison...Aprés de nombreux épisodes, Pélamourgue se signala par un nouvel exploit qui dépassait les
ordinaires manifestations de sa haine pour Revel :L'assassinat de deux gendarmes à Montsalvy, puis celui de Revel! Pas facile l'ancêtre! La traque se renforça et l'argent et la ruse
triomphèrent de cet homme dont la force et la justice n'avaient pu avoir raison. Il fut dénoncé puis abbatu en 1801, du coté de Prunet, non sans avoir offert une farouche résistance.
"Prunet" est une des spéciale du rallye du Cantal!
Les générations suivantes se sont progressivement assagies, mais un peu de son sang coule dans mes veines et m'empêche parfois d'accepter l'ordre établi...
L'intégralité du récit est sur http://cassaniouze.free.fr/pelamour.htm
Pour le rallye consultez plutot http://www.ecuriedesvolcans.com/fr,1,572.html
Un petit mot pour revenir sur la sanction disciplinaire qui me frappe ainsi que mon copilote pour l’ « affaire » du rallye du mont blanc. La sanction, 12 mois de suspension de licence avec sursis pour tous les 2, me paraît démesurée en ce qui me concerne et injustifiée en ce qui concerne mon copilote. La notification de la décision a mis plus de 3 semaines à nous parvenir alors que le règlement dit qu’elle sera notifiée « aussitôt ». J’ai appelé la semaine dernière le service juridique de la fédé, il apparaît que la rédaction était délicate, je les comprends et vous comprendrez en lisant France Auto …
Le compte rendu, malgré sa longueur et sa lourdeur est malhonnête, il ne retranscrit pas du tout la teneur des débats, les incohérences du dossier que j’ai soulevé à l’audience et qu’a retenu le président de la commission n’apparaissent même pas dans le compte rendu ! L’article évoqué pour nous sanctionner n’est pas celui qui a été évoqué en commission , c’est un article fourre tout, l’article « 2 bis dernier alinéa » de la réglementation disciplinaire qui dit, ça ne s’invente pas, que « tout membre, association sportive, ou licencié pourra être responsable des agissements et des omissions notamment de son conducteur, de ses mécaniciens, de ses passagers et des accompagnateurs, titulaires ou non d'une licence ». Autrement dit, mon copilote (il est licencié !) peut-être tenu responsable de son conducteur (moi) qui est lui même responsable (c’est normal et prévu par la réglementation sportive) de son équipe…
Avec cet article, la commission peut justifier à postériori toute demande de sanction disciplinaire quelle qu’elle soit, et rend tout appel inutile. Les membres de la commission sont choisis par le comité directeur pour « leur compétence juridique et leur déontologie », la peur d’une autre sanction m’interdit tout commentaire à ce sujet. Je n’ai pas vu d’article interdisant de penser, mais je ne peux rien dire de plus au risque, « par (mes) propos, ou (mes) écrits (de) porter un préjudice moral ou matériel à la FFSA ou à ses membres ». Et donc de me prendre une deuxième couche qui ferait sauter mon sursis.
La fédé est conforme à l’image d’Epinal que ses licenciés ont en tête. C’est dans le 16eme, dans un joli immeuble en pierre de taille avec des plafonds de 4 m de haut. Pendant que vous patientez sur un canapé en cuir, des livreurs apportent des plateaux repas de chez les traiteurs voisins, l’ambiance est feutrée… Je m’autocensure encore, j’aimerai pouvoir dire sans risquer une autre sanction que ce sont les licenciés qui financent cette gabegie, mais cela porterait peut être un préjudice moral à la FFSA. Le préjudice des licenciés est lui matériel et permanent. En France, on peut critiquer jusqu’au président de la république, mais on doit si on est licencié se retenir de critiquer sa fédération sportive. L’ambassade d’Iran, autre lieu de démocratie, est à 200 m du siège de la FFSA. N’y voyez aucune ironie car ce serait un autre préjudice moral porté à la FFSA…
Malgré l'air dubitatif d'Etienne, ça va rentrer. Après 800 km de route, de toute manière, y a pas le choix!
C'est vraiment juste mais ça rentre!
même pas besoin de mettre des cartons dans la caisse!
Une fois rentré, le travail débute. La première étape est le déballage des différents kits. Il faut pointer toutes les pièces et les classer suivant le sous ensemble auquel elles sont destinés.
Pour cela, un gros classeur permet de dire où sont affectéstoutes les références. Par exemple, un sachet de vis va servir pour 6 d'entre elles aux pivots avants, pour 4 au berceau, etc. Les sous
ensembles sont rangés sur les étagères. C'est un travail un peu fastidieux mais certaines pièces sont très jolis pour peu que vous soyez sensibles à ça.
Ensuite, il reste un peu de boulot sur la caisse, il y a quelques goujons à éliminer et quelques écrous et autres inserts à ajouter, pour des masses, des butées(pédale d'accélérateur....) ou
des supports (roue de secours). Pour cela, un montage à blanc de certains éléments (pédalier, etc..) est nécessaire. Ces ajouts seront soudés en même temps que la caisse.
L'étape n° 3 est justement la soudure et la peinture de la caisse et des ouvrants, avec montage de la trappe de toit. C'est MES (Enjolras) qui s'en est chargé). Cette étape est presque fini
puisque je récupère la caisse lundi.
L'étape 4 se fait en parallèle: Un certain nombre de sous ensemble peuvent être assemblé, c'est à ça que je me consacre en dilettante depuis 15 jours. Voici quelques exemples:
La butée d'embrayage est monté sur la boite. C'est une butée AP racing proposée en option. Elle est beaucoup plus facile à purger et plus fiable que la butée de série.
La boite est une SADEV séquentielle dérivée de la ST90, avec une cloche d'embrayage dédié au moteur F. L'entraxe de 90mm permet l'utilisation de gros module. Elle est tés fiable, on peut se
contenter d'une révision tous les 2000 km de chronos, avec un retarage intermédiaire de l'autobloquant. 3 couples sont proposés au choix, le court étant réservé à l'évo. 250 cv dont le moteur
prend 600tr/min de plus.
Le levier de commande de boite. Le simple assemblage soigneux de cette pièce prend une paire d'heure. Il faut par exemple passer un coup de taraud dans la butée de gaine, fabriquer un accessoire
pour monter les petits roulements de l'articulation...
Le frein à main hydraulique, qui est aussi une option. Très joli pièce là aussi...
Les moyeux avant et arrières sont spécifiques, d'origine, les vis de roues sont des vis de 14 mm et sur la R3, ce sont des goujons M12 x 150. Ici, je monte les goujons sur le moyeux à l'aide d'un
accessoire que je viens de fabriquer.
Puis je monte le roulement neuf fourni dans le kit sur le moyeux. La bague extérieure du roulement est épaulée et filetée pour permettre le montage sur le pivot alu de série.
Voila le porte moyeux de série, avec son pivot alu indépendant, sur lequel est monté le moyeux à l'aide de 4 vis M12. Autre particularité de la clio 3 RS, la rotule inférieure est dans l'axe
du véhicule, ce qui fait que les 2 triangles de suspension sont identiques (même référence), ils sont simplement retourné dessus / dessous entre le coté gauche et le coté droit. Cela permet de
réduire les coûts d'outillage (1 seul moule), ce qui est important pour des pièces fabriquées en moyenne série. En effet, seule la clio 3 RS a ce train avant, les autres modèles ont un pseudo Mac
Pherson classique. Ce train avant ne permet pas le montage de jantes de moins de 7 pouces, à cause de l'encombrement du pivot. On ne peut donc pas faire de rallye sur terre avec une R3
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