Aprés un écompte de point un peu compliqué et une excellente course de Cédric Robert et de Luc Etchavaril au rallye du Var, le Team Paverani compétition soufle d'un
cheveu la 3) marche du podium à l'équipe Veloperfo. En étant présent au Touquet, la victoire était possible, d'autant plus que MSR a du racler les fonds de tiroir et recruter des pilotes à
l'arrache pour l'emporter. Sur les 110 point du Team, cliopela en amène 46 sur 50 possible!
Merci encore à Antoine Paverani pour cette belle aventure.
Classement du Championnat de France Team après le rallye du Var (8/8)
1. Team MSR by GBI.com – Arthritis, 122
2. Team Yacco, 118
3. Team Paverani Compétition, 110
4. Team Veloperfo.com, 109
5. Team Automéca Sport, 91
6. Team R3C Racing Turkmenistan, 87
7. Team GPC ISSR Motorsport, 60
8. Team Bozian, 58
9. Team CT Motosport, 37
10. Team BSA et Team FJ.com, 32
2 mois après le mont blanc, nous voila de retour pour The Critérium. L’attente ne fut pas trop longue, un petit Cardabelles avec la 106 (1° F212) et une grosse révision BV / train avant, ça
occupe ! Le préretraité Bruno est à mes cotés, mais l’allongement de la durée des cotisations rend très hypothétique son départ effectif. Sa tentative de rachat de trimestres en nature
(« j’te laisse le casque et le Hans ») ayant échoué, la discussion est en cours.
Au niveau du championnat Team, Paverani compétition a glissé de la 1° à la 4° place suite au Touquet où il n’y avait aucun représentant de l’équipe, mais avec le décompte d’un résultat en fin d’année, tout reste possible. Mais il n’y a plus droit à l’erreur, et ceci d’autant que seul Cédric Robert et moi-même représentons le Team aux Cévennes. Fidèle à sa logique, Antoine Paverani n’a pas souhaité débaucher des pilotes locaux dans des classes plus « faciles » pour assurer des points….
Le Critérium, je ne vous l’apprendrait pas, est un véritable mythe. La spécificité du tracé, les conditions météos souvent délicates, mais surtout l’engouement populaire qu’il suscite justifient entièrement ce statut à part dans le PRF (Paysage rallystique Français). J’ai moi-même de nombreuses fois campé avec des potes pour la nuit des Cévennes il y a une quinzaine d’année, entre l’épingle de Sumène, du Rey, la bosse de St Roman de Cordière….
Par contre, ce que j’y avais vu du parcours ne constituait pas ma tasse de thé… Je n’ai jamais aimé le « serré » et c’est probablement pour ça que j’ai différé ma première participation si longtemps. Et pourquoi ne pas le dire, j’avais une certaine appréhension face au nombreux pièges, bosses, châtaignes et autres petit pont glissant que comporte ce rallye. Mais cette année, je l’avais annoncé assez tôt pour m’interdire de reculer.
Comme je le fais sur tous les rallyes que je découvre, je me suis renseigné au mieux sur les nombreux pièges du parcours. Laurent Campoy, expert es Cévennes m’a décrit spéciale par spéciale toutes les difficultés du parcours, avec sorties de routes et anecdotes en illustrations. Cédric Robert, Sébastien Grimal, et d’autres ont complétés ma formation et j’ai pris soin de tout intégrer à mes notes, quitte à être un peu casse couille (merci encore Laurent !). Les recos n’ont pas été simples, la région était inondée le week-end précédent, mais c’était le lot de tout le monde.
Place à la course. Je m’attends quand même à en prendre par Jouines et mon objectif est de prendre les 8 points de la 2° place pour le Team. Nos perfs sont très proches mais il est ici comme moi au Rouergue. A ma grande surprise, je suis dans le coup d’entrée. Je suis à moins de 5 dans Roquedur, juste devant dans la délicate spéciale de Mars et devant de 5 dans la géniale spéciale d’Alzon où nous nous payons le luxe de devancer les R3 maxi de Nicolas et Virazel !
Du coup, je me dit que je peux l’accrocher cette fois encore… Las, je vais payer cash mon inexpérience lors du tour de nuit. J’en prends plus de 20 dans Roquedur, sur 26 bornes… Parti sur un faux rythme, nous n’avions pas pris de partiels qui auraient pu nous permettre de corriger le tir et limiter les dégâts. Bizarrement, j’ai en plus des problèmes de freins dés l’épingle de Montardier où je me sauve au câble. Je dis bizarrement car de jour, ça allait à peu près jusqu’au bout alors que nous allions plus vite.
Dans Mars 2, c’est la cata, arrivés à la bourre au point stop, casqués dans la zone, les gants terminés de mettre à 10s du départ, radio à fond qui bourdonne, et surtout pilote pas assez serein pour rester concentré malgré tout dans une spéciale vraiment très délicate… Nous ramassons 17s d’un coup. 5 de plus dans le 2° passage d’Alzon, et c’est lesté d’une quarantaine de secondes que nous rallions le parc de Ganges. Germain Bonnefis et Olivier ne sont qu’a 26 s. Cédric Robert, auteur d’un départ époustouflant, a abandonné dans la 4 sur problème moteur.
La messe est dite. Lors de la 2° étape, nous repasserons les pneus de la veille tournés sur la jante. Nous améliorons quand même un peu le setup ( 1 mm de plus d’ouverture à l’arrière) et sans me traîner non plus, j’accorde un peu plus d’attention au public cévenol. Les épingles de la Cadière seront négociées à coups d’appel / contre-appel et de câble précoce, le col de la Tribale avalé à la Ragnott. Les premiers commentaires récoltés au parc d’assistance vont dans le bon sens et j’espère mettre en ligne quelques passages rapidement ! Au 2° passage de la Cadière, je suis déchaîné, et j’en colle même presque 10 à Jouines (il se vengera dans les plantiers…), ce qui confirme que spectacle et chronos ne sont pas incompatibles.
Nous terminons à 53 s de Rémi et 2° du groupe N. A part Alzon, la Cadière et le début des Plantiers, le parcours n’est pas trop mon truc. J’en reconnais par contre la difficulté et j’en garderai un bon souvenir, le départ de la Cadière au milieu des spectateurs, c’est assez énorme. C’est un rallye incontournable, qu’il faut faire une fois, voire … deux, car je pense que l’expérience et la connaissance du terrain y sont encore plus importants qu’ailleurs.
L’abandon de Cédric prive le Team de points précieux et de toutes perspectives de podium final pour l’équipe. Nous ne nous rendrons donc pas au Var comme nous l’avions envisagé. Un bilan rapide de nos cinq courses en CDF fait ressortir 2 victoires de groupe (Rouergue, Mont Blanc), 2 deuxièmes places(Limousin, Cevennes) et une 3° place assortie d’une victoire de classe (Charbo). Après la victoire à Mende l’an dernier, nous avons montré que nous avions notre place au niveau supérieur. Cette aventure a été rendue possible grâce à mes sponsors fidèles, à Paverani compétition, et surtout par 2 nouveaux partenaires qui m’ont permis de continuer après le Limousin. Je les remercie encore ici.
C’était la fin de la saison 2008 de l’équipe cliopela. A l’année prochaine.