Dimanche 7 septembre 2008
Le rallye des Causses s’étant terminé au bout de 2 spéciales après que la pompe à essence est rendue l’âme, je vais vous parler du Mont Blanc que j'ai disputé avec Laurence. Etienne, Fabrice et
Sebastien Servière (un de mes anciens élève!) complète la petite équipe.
Notre Team Manager, Antoine Paverani avait mit les petits plats dans les grands. Outre sa jolie structure d’assistance, 4 "tentatrices" revenues tout droit de l’île de la tentation avait
rejoint l’équipe pour le week-end. En débardeur et mini jupes siglées « Paverani », elle faisait ressembler le Parc de Morzine à une de Pit Lane de grand prix. En outre, une
« Table dance » de 30 minutes était promis au pilote de l’équipe qui ramènerai le plus de points dans le cadre du championnat Team!
Ceci dit, avec Cédric Robert nous n’avons as besoin de ça pour nous motiver. Des adversaires de valeurs nous suffisent, et il y en avait un en N3.
Lesté du n° 166 par la fédé, nous avons (encore) du nous faire reclasser par la direction de course pour partir avec nos adversaire direct. Ca devient
lassant...
La course s’est résumé à un mano à mano serré avec Rémi Jouines.7 meilleur temps pour lui, 8 pour nous, c'est dire.
Le rallye commence par une boucle de 4 spéciales sans assistance, 45 km en tout. Les 3 premières ES sont plus mouillées que prévu, et mon adversaire a eu le flair de retailler ses N20. Il
est en forme, et en 3 spéciales, il nous colle 14s. Dans la 4° de la première boucle, entièrement sèche, c’est moi qui ai l’avantage et je lui en reprends 2 petites, ce qui ramène son avantage à
12s. Apres un long regroupement, nous repartons pour 3 ES. « L’encrenaz » très rapide et atypique car dépourvu d’épingle en côte qui font
la spécificité de ce rallye est à mon avantage pour 3s. Par contre, Remi nous corrige dans la spéciale tourmentée de Morillon : 8s sur 8 kilometres. Suit « Joux Plane » qui me
plait beaucoup et dans laquelle je veux faire un coup. Las, après 2 grosses frayeurs à 500m d’intervalle, nous rentrons dans rang et en prenons 6 de plus, ce qui porte notre passif à 26s.
Pour clôturer cette première étape, il reste une boucle de 3 spéciale de nuit. Par le passé, je m’y suis souvent montré à mon avantage. Je monte
des amortisseurs arrières plus durs (mais avec des butées plus courte) et j’échange mes lunettes de vue contre une paire « spécial nuit » sur – corrigé en myopie et feu. Joux
verte : 8s de repris, l’Encrenaz :2s et enfin Joux Plane : 8s. Nous sommes donc revenu à 6s et le match peut se poursuivre le lendemain.
La pluie est annoncée dans la matinée mais personne n’est capable de dire quand. La journée commence par le même enchaînement de 4 ES que la
veille et les choix de pneus sont divers et variés, pour ma part, c’est risque maxi avec 4 slicks. Sans que nous nous soyons concertés, Jouines part lui aussi en N20 / N00. Par contre j’ai refait
évoluer mon setup en ouvrant légèrement l’arrière. L’objectif est que la voiture tourne mieux dans les épingles et les parties serrées. La clio va un peu mieux et nous sommes à quelques dixièmes
dans la 1. Dans la 2, je suis en dedans dans la descente et j’en prends 5 sur 7 bornes alors que la pluie se mets à tomber. On va en chier dans les 26 km des « Alpes du Léman ». Il
pleut vraiment fort et le rythme est dur à trouver, les plaques noires sont nombreuses et l’erreur est très facile à commettre. C’est Jouines qui la commet en partant dans un champ où il perd pas
mal de temps et on lui met 28 d’un coup, ce qui nous replace en tête pour 16s. Motivé, je réalise un bon temps dans la suivante où l’adhérence est plus constante, et je porte notre avance à 19s.
Il reste 2 ES de 11 et 19 km. La région est désormais entièrement sous le déluge et c’est maxi pluie pour tout le monde. Je chausse donc les 4 P2A que j’avais rodé au 2° passage d’Entraygues.
Pour une raison que j’ignore, j'ai toujours brillé dans ces conditions. En plus, je maîtrise de mieux en mieux la technique du pied gauche (il serai temps) qui fait gagner un temps précieux
lorsque l’adhérence est plus faible. Je suis euphorique : 16 ° temps scratch dans « Romme », à une au kil du meilleurs temps du trophée BF réalisée par Augoyard sur 306 maxi.
Sachant qu’il y a 6 km de montée avec des épingles, je vous laisse imaginer la descente… Jouines en prend 12, c’est la revanche de « Morillon » la veille. Chacun sa spécialité.
Avec 31 s d’avance le trou est fait. Nous avons également repassé Morel et sa C2R2 max à la peine en Pirelli et nous ne sommes qu’a 15s de la
subaru de Maurin pour le gain du groupe N. Il n’est pas très à l’aise sous la pluie, mais ça parait difficile de le reprendre dans Joux Verte qui lui est favorable. Bien concentré, nous réalisons
un bon 21° temps en câblant toutes les épingles de la descente. Maurin sort et nous gagnons le groupe N avec 39 s d’avance.
Cedric Robert a réalisé de son coté une course parfaite et notre Team prend la tête du championnat de France, à égalité avec MSR. Si on m’avait
dit ça il y a quelques mois…
Plus que la victoire, c'est la manière dont nous l'avons acquise qui me satisfait le plus: C'est d'abord de nuit puis sous la pluie que nous
avons réalisés les meilleurs temps.
Du coup, un peu plus tard, au carré VIP du club l'Opéra, on a eu droit à notre récompense…
Merci Antoine!
Les classements du Rallye du Mont Blanc
Le classement du championnat de France Team