Le championnat de France Team a pris ses marques, et ce ne sont pas moins de 6 Clio groupe N qui sont engagées au rallye du Rouergue dans ce cadre. Damien Gouttefangeas, notre challenger du
charbo roule pour automéca, Couval, vainqueur à l’Alsace, pour MSR-GBI. Comme au Limousin, Champeau score pour Yacco et Jouines pour R3C. Quant à nous, nous restons fidèle à l’équipe
d’Antoine Paverani, en compagnie de Mike Coudert qui a loué la clio Ragnotti. Avec Cédric Robert en fer de lance, notre équipe a des ambitions légitimes et Antoine a même revendiqué un « 20
sur 20 », synonyme de 2 victoires de classes dans son communiqué de presse d’avant course ! Le stand du Team a fière allure : Outre les traditionnelles tentes bleues, un camion
cuisine a fait son apparition depuis le Limousin. Alexis nous file un coup de main à l'assistance.
Place à la course…
Traditionnellement, je suis pas trop mal le vendredi. L’étape est rapide et assez délicate, les passages couillus et les pièges sont nombreux. La présence de Jouines ne nous laisse guère le choix : Ce sera à bloc d’entrée !
Nous chaussons 4 N20 neufs et envoyons la purée. Francis Viarouge nous a concocté des amortisseurs légèrement différents. La voiture est plus confortable et copie un peu moins la route, et du coup les sensations sont un peu moindres. Je pense avoir roulé mais j’attends avec impatience le verdict du chrono. Laurence me rassure rapidement : nous collons plus de 7 s à Jouines et pas mal à nos autres concurrents. Je continue à boc dans l’ES 2, passe à bloc tout ce qui me semble possible, retarde presque trop mes freinages. Je suis plutôt content mais Joiunes nous en met 2s7. Il récidive dans l’ES 3 disputée à la nuit tombante en nous mettant 2s8. Le 2° passage d’Arvieu sera décisif psychologiquement. Je me lâche complètement et réalise mon meilleur chrono nocturne depuis que je cours : 15° temps scratch à seulement 1 s de mon chrono de jour ! ! Nous sommes à 1 au kil de Bob dans cette ES. Ce chrono restera un grand souvenir. Il est par contre inutile sportivement car Jouines est sorti sans que nous apercevions sa voiture. Nous bouclons l’étape en 15° position avec 25s d’avance sur la mitsu du volubile Léandri et presque 1m30s sur la paire Couval/Champeau. Notre objectif est désormais de contenir Léandri, sans prendre de risques inutiles. Le premier tour est correct, avec pas mal de corrections de notes dictée à Bruno dans la nouvelle ES de Rieupeyroux et une spéciale de Moyrazes glissante à souhait. A force de faire le con, je fini par faire un tête à queue/ marche arrière dans Calmont, suivi d’un tout droit quelques km plus loin… Il est temps de se reconcentrer. Pour cela, le plus simple est d’enquiller, et ce que je fais dans le 2° passage de Moyrazes. La partition de Bruno est parfaite, la spéciale un peu moins glissante et nous améliorons de 14s dans cette ES pourtant archi connue. Nous sommes toujours 15° au général, les abandons ayant exactement compensés notre recul. Notre avance sur Léandri est presque de 50s, de quoi dormir sur nos 2 oreilles.
Dés le réveil, nous sommes assailli d’information sur la météo exécrable dans le nord aveyron. Il pleut des cordes partout, il y a du brouillard, etc. Trop malin, j’envoi Etienne monter d’autre slicks, bien décidé à ne pas passer de pneus pluie. Arrivé au parc, je consent sous le déluge à retailler mes N00, mais même pas au maximum, persuadé que ça va s’arrêter. Cédric me rappelle qu’il y a un max de plaques noires mais je dois être trop en forme ce matin…Evidemment, ça ne s’arrête pas et c’est une spéciale détrempée, avec plein de coulées d’eau que nous abordons ce chrono de 35 km. Je suis pas trop maladroit dans ces conditions mais à l’impossible nul n’est tenu… passage en glisse des 4 la où Guillaume est sorti, et quelques plaques noires et coulées d’eau plus loin, Péla est calmé… Lionel Nicolas, en grande forme, nous double à 2 km de l’arrivée…Nous sommes très chanceux dans notre malheur car Léandri, bien chaussé et à l’attaque sortait de la route alors qu’il nous remontait comme un avion : à 9 km du départ, il nous avait déjà repris 20s !!
Stupide mais pas obstiné, je monte 4 maxi pluie BF Goodrich (en fait des P2A) pour le 2° tour. La pluie a la bonne idée d’inonder à nouveau le parcours ½ h avant le départ et c’est idéalement chaussés que nous abordons la dernière ES. Le comportement est idéal, il faut juste un peu faire attention aux grosses coulées car ces pneus sont très larges. Un vrai régal d’attaquer dans ces conditions ! Ça faisait longtemps que je n’avais pas chaussé de maxi pluie Michelin (ou BF) : C’est un pneu très pointu, la gomme est excessivement tendre et il faut absolument que la spéciale soit entièrement détrempée. Lorsque c’est le cas, comme aujourd’hui, c’est une arme redoutable ! On calme quand même un peu le jeu vu l’absence d’enjeu, mais nous améliorons notre temps d'1m10s (2 au kil) et ça fait un 13° temps à 8 s de Germain et Olivier (sur 35 km) . Ils finiront 1° équipage aveyronnais après l’abandon de Jean Michel Da Cunha, en proie à des problèmes d’embrayage.
Voila, 13° Rouergue terminé, avec le groupe à la clé et 10 points pour Paverani Compétition. Par contre, Cédric, en proie à des problèmes de buée au 1° tour n’a pas réussi à contenir la remontée de Barral, brillant sous la pluie.
Next stage : Le rallye du Mont blanc ? Cliopela prend goût au championnat
de France…
Une petite vidéo de Moy' en attendant une caméra embarqué des 2 premières ES du rallye grace à maxirallye. La bosse d'Alrance à bloc vue de l'intérieur!
Christophe Delmas - Laurent Matias, 1°
N3